Ce que les Français pensent de la démocratie participative

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Le cabinet de conseil Res publica avait fait sur une ancienne étude, le premier baromètre de la concertation, qui fait le point sur les opinions et attentes des Français en matière de démocratie participative.

La première information de ce sondage est que les personnes interrogées connaissent la démocratie participative (64%), même si elles ne sont qu’1/3 à pouvoir expliquer précisément de quoi il s’agit. Celle-ci rencontre une forte adhésion de principe : la majorité des membres du panel pense qu’elle permet d’associer les citoyens à la vie locale (82%), d’augmenter la transparence de l’action publique (63%) et de rendre les décision plus efficaces (59%).

Les français méfiants

Pour autant, une certaine méfiance vis-à-vis de ces mécanismes s’exprime également : 66% des personnes interrogées pensent en effet que la démocratie participative permet aux élus de faire croire qu’ils écoutent les citoyens tout en décidant sans eux et, parmi les 1/3 qui déclarent avoir déjà participé à une expérience de ce type, 57% pensent que la décision était prise d’avance.

On note donc, au-delà de la méfiance, une certaine déception chez les participants, même si ceux-ci se disent dans leur ensemble satisfaits de l’expérience (81% ont appris des choses et 66% ont pris plaisir à débattre). Le rapport à la décision semble donc plus que jamais un élément central des processus participatifs, d’autant plus qu’ils sont 86% à déclarer qu’une bonne décision est une décision qui a fait l’objet d’une discussion avec ceux qu’elle concerne.

Les français plébiscitent les nouvelles technologies

Concernant les technologies de l’information et de la communication, 85% des personnes interrogées pensent qu’elles peuvent être utiles pour développer la participation des citoyens, et 84% qu’elles permettent de leur donner davantage la parole. On peut relever ici un biais méthodologique : les membres du panel mobilisé par Harris Interactive ont répondu via internet, et les personnes interrogées ont donc potentiellement une bonne maîtrise des usages des TIC et une vision positive des pratiques participatives du web. Pour autant, ces chiffres restent importants.

Au final, les personnes interrogées semblent plébisciter les mécanismes participatifs, puisqu’ils sont 80% à penser qu’il faut les développer, et 57% à penser que les débats liés devraient être généralisés à l’ensemble des sujets. Les résultats complets sont accessibles sur simple demande sur le site de Res publica.

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